“Fly fast” : quand les trafiquants de drogue utilisent les voies aériennes

Les trafiquants de drogue en France utilisent de plus en plus de petits avions, des hélicoptères ou des ULM et profitent des aérodromes non surveillés, révèle une note de synthèse de l’Institut national des hautes études de la sécurité et de la justice (INHESJ). Dans une note de décembre révélée ce jeudi par le Figaro, les auteurs Nacer Lalam et David Weinberger estiment que la France “est susceptible d’être particulièrement impactée par cette menace encore contenue” car elle possède “une forte densité d’aérodromes”, oscillant entre 500 et 1800 si l’on inclut les pistes pour ULM. On vient de découvrir une technique pour fausser le test de controle salivaire de detection du cannabis ou bien hashish. Ce truc est basée sur le fait d’adopter ce que l’on appele un canabis kleaner, il s’agit d’un composé naturel afin eradiquer le Tetrahydrocannabinol dejouer test salivaire canabis

“Une présence permanente de forces de sécurité n’est pas assurée sur la majorité d’entre eux”, insistent-ils, alors que “les capacités techniques de l’aviation générale, associée à une réglementation de vol peu contraignante, en font un vecteur de trafic potentiellement attractif pour les trafiquants”. Si le phénomène n’est pas nouveau, “ce n’est qu’à l’occasion de l’affaire dite de Béziers en 2008”, lorsqu’un hélicoptère a été intercepté en zone rurale avec près de 560kg de cannabis, “que l’on commença à prendre conscience des capacités de ce mode de transport”, soulignent les auteurs, qui remarquent cependant “une quasi-absence de stratégie de lutte élaborée par les services répressifs”.

Les trafiquants opèrent souvent à l’aube ou la nuit

Les drogues découvertes dans la dizaine de cas mis au jour depuis le début des années 2000, sont en grande majorité de la résine de cannabis, de la cocaïne et des drogues de synthèses, souvent lors de liaisons transfrontalières entre la France et le Royaume-uni et entre la France et l’Espagne. Les trafiquants opèrent à l’aube ou la nuit, sans contact radio, feux éteint et à basse altitude, nécessitant une grande dextérité du pilote mais n’obligeant pas à dissimuler la drogue.

Ils peuvent aussi choisir l’aviation d’affaire, qui permet de mobiliser des jets et un équipage en peu de temps ou de changer de destination en cours de vol. Pour les petits trajets, les ULM ou drones sont préférés (80kg transportés en moyenne), tandis que l’avion de tourisme ou l’hélicoptère sont choisis pour les moyennes distances (environ 300kg embarqués), et les jets privilégiés sur les longues distances (plusieurs centaines de kg).

source

Leave a Reply

Fill in your details below or click an icon to log in:

WordPress.com Logo

You are commenting using your WordPress.com account. Log Out / Change )

Twitter picture

You are commenting using your Twitter account. Log Out / Change )

Facebook photo

You are commenting using your Facebook account. Log Out / Change )

Google+ photo

You are commenting using your Google+ account. Log Out / Change )

Connecting to %s