Au Canada, c’est l’ecstasy que l’on pense à légaliser

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Au Canada, c’est l’ecstasy que l’on pense à légaliser

lesinrocks.com

Un monde sans drogues n’existe pas

14/06/2012
Saisie d'ecstasy à Belem, au Brésil, en février 2011 (Reuters)
Saisie d’ecstasy à Belem, au Brésil, en février 2011 (Reuters)

Alors que le débat fait rage en France sur la légalisation du cannabis, on s’interroge au Canada sur la légalisation de l’ecstasy. Le médecin-chef de Colombie-Britannique, le docteur Perry Kendall, a ainsi déclaré ce jeudi que la consommation de MDMA (le nom scientifique de l’ecstasy) pouvait être sans danger à condition d’être modérée et d’être sûr de la composition des pilules, ce qui n’est pas le cas aujourd’hui à cause de la prohibition et du marché noir qu’elle engendre:

« Si vous saviez ce qu’est une dose sécuritaire, vous pourriez acheter de l’ecstasy comme vous achetez de l’alcool dans un comptoir de société d’État.

Nous acceptons le fait que l’alcool, qui est intrinsèquement dangereux, est un produit que quiconque peut utiliser passé un certain âge. Donc, je ne crois pas que la question est technique, sur le comment de la chose. La question en est une de politique, de perception. »

Pour ce médecin, les risques associés à l’ecstasy ont été largement exagérés. Ainsi le risque mortel ne surviendrait selon lui que lorsque des produits de coupe sont ajoutés à la MDMA. D’où son avertissement de ne pas consommer d’ecstasy acheté au marché noir:

« À moins que vous ne vous la procuriez auprès d’un psychiatre dans un essai clinique autorisé, vous ne pouvez pas, en ce moment, être certain de ce qui se trouve à l’intérieur, de la quantité ou de sa sûreté. Alors, je dirais comme je l’ai fait auparavant : n’en prenez pas. »

Le médecin s’est toutefois défendu, dans une deuxième interview, d’avoir lui-même défendu l’usage récréatif de cette drogue ou prôné la légalisation, se contentant de pointer l’innocuité de cette drogue et de discuter sur de possibles évolutions législatives…

Au début des années 2000, la publication dans la très sérieuse revue Science des travaux du Pr américain George Ricaurte sur l’ecstasy avait créé une vague de panique. Financé par les autorités fédérales, le chercheur affirmait qu’une seule prise de MDMA entrainait des risques de développer la maladie de Parkinson. Ces résultats entraient en contradiction avec tous les travaux de l’époque mais avaient été très largement relayés par la presse du monde entier.

Un an plus tard, le professeur avait toutefois dû faire machine arrière… et admettre que les singes sur lesquels il avait mené ses expériences n’avaient pas pris de la MDMA mais de la méthamphétamine, une drogue bien plus puissante. L’erreur serait née de la livraison concomitante des deux produits au laboratoire du Professeur Ricaurte.

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