Cannabis au volant : les faiblesses du contrôle par prélèvement salivaire

Une analyse médicale a mis à jour de très grandes variabilités d’erreur sur le dépistage du canabis. Le contrôle par prélèvement salivaire des cannabinoïdes subit un pourcentage d’erreur conséquent, selon de multiples observations. Il se trouve que cette sorte de technique est courament employé par la police pendant des contrôles routiers sur des automobilistes soupçonnés d’avoir fumé du canabis. Docteur en toxicologie médicale et pharmaco-cinétique, le docteur Mura mets en évidence les très faibles performances du contrôle salivaire Securetec drugwipe. Par conséquent, d’après une analyse menée en 2010 auC.H.U. de Poitiers, sur 730 échantillons de test, 10,1% se sont avérés être des faux-positifs : les jeunes conducteurs se sont vus accusé à tort d’avoir fumé de l’herbe de cannabis. “De nombreuses observations récentes ont montré que sa mise en oeuvre sur le terrain est à l’origine d’un grand nombre de résultats faussement négatifs ou faussement positifs”, affirme aussi l’Académie française de Pharmacie dans ses compte-rendus concernants la détection des cannabinoïdes, décidées vendredi dernier.

Au contraire, 21% des tests se montrent être de faux négatifs, des consommateurs de stupéfiants ont ainsi pu empêcher l’annulation de leur permis grâce aux erreurs statistiques de la méthode de contrôle. Quant aux conducteurs injustement contrôlés positifs, fait remarquer Le Figaro qui consacre un article à cette polémique, ceci n’empêchera pas à la police de leur annuler leur permis à point jusqu’à l’obtention des conclusions de la prise de sang. Dans cette situation, rajoute le journal, “il n’y a rien d’autres à faire à part attendre, même si on est convaincu de ne pas avoir consommé de cannabis”.

Une ordonnance de 2005 a établi le délit de conduite d’un véhicule sous l’emprise de stupéfiants. Cette infraction pénale devait alors être établie par une analyse sanguine, devancée d’un détection urinaire. Problème : le dispositif s’est trouvé difficile à gerer. Un dépistage simplifié à partir de la salive a par conséquent été mis en pratique en 2012 pour dépister, entre autres drogues, le canabis. Si ce contrôle se révèle être positif, il est ainsi suivi d’une prise sanguine qui infirme ou confirme devant la juridiction ce résultat. “Seul le contrôle sanguin permet de confirmer ” la consommation de ces composés, réitère l’Académie qui préconise de “de ne mettre des techniques de test sous la responsabilité de non professionnels de la santé, qu’après un avis scientifique des organisations compétentes”.

Rapide explosion des condamnations : la consommation de stupéfiants est très utilisés sur les autoroutes

Si la consommation d’alcool au volant est la plus importante cause de collisions graves sur les autoroutes de France, le cannabis fait beaucoup de morts dans certains départements. Dans l’Herault, selon les données du Dauphiné, les stupéfiants sont la plus importante cause de accidentés sur la route, devant la vitesse excessive et la consommation d’alcool. Il apparaît que la drogue en conduisant semble se répandre dans la communauté de communes bretagne, plus de 51% des vérifications mis en place par les forces de gendarmerie présentent un test positif.

Une tendance que l’on peut voir autant au niveau du pays. Selon l’Observatoire français de la violence routière, le nombre de conducteurs dépistés sous l’emprise de produits stupéfiants a augmenté de 20% sur l’année 2009-2013, de 1,9% sur 2009-2010 et de 15% sur les six premier mois de l’an 2012.

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