Le Cannabis social club à découvert

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Depuis 2009, des cultivateurs se regroupent pour faire pousser et partager leurs plants, avec l’intention de se déclarer dans les préfectures.

« C’ est un acte de désobéissance civile. Nous voulons imposer notre activité », assure Dominique Broc, porte -parole national du Cannabis social club. A visage découvert, il présente un « espace de culture » d’une dizaine de mètres carrés, installé à son domicile. Des lampes bleues à économie d’énergie font croître les plantations de chanvre alors que des lampes jaunes au sodium les chauffent afin d’en permettre la floraison.

« Nous produisons pour protéger notre société des effets pervers des mafias qui sont en train de s’implanter sur le territoire pour produire du cannabis, souvent frelaté, à grande échelle et le revendre à nos enfants », explique ce jardinier de profession.

25 centimes le gramme

Dans cette production collective, seize personnes partagent les frais : le chanvre, le terreau, les engrais et l’électricité. « Chacun au prorata de sa consommation (de 500 grammes à 3 kilos), paye en fonction de son besoin au prix de revient », précise Dominique Broc, qui compare cette activité à celle des coopératives : « nous ne souhaitons pas vivre du fruit de notre production. Nous avons tous un travail à côté ».

Selon lui, les liens de confiance unissant les membres du club, fermé aux mineurs, éliminent tout risque de revente. « En partageant les frais, on arrive à un coût de 25 centimes le gramme, voire inférieur, alors qu’au marché noir, on trouve la même chose d’une qualité douteuse entre 10 et 15 € », assure-t-il. Le club compte notamment un électricien, un médecin et un chauffeur de taxi qui fument pour « un confort de vie » ou pour « des raisons thérapeutiques ».

Le Cannabis social club, installé en Touraine depuis trois ans, récolte 23 kg de fleur de chanvre chaque année. Selon lui, la police le sait. Il insiste même : « J’imagine qu’elle nous surveille et voit donc bien qu’on ne fait pas de trafic. Comme elle, on lutte contre le trafic de drogue, mais à notre manière » .

Si ces militants « en faveur d’une dépénalisation du cannabis » partagent solidairement les frais de leur culture, ils en partagent aussi les ennuis éventuels. En France, la production ou la fabrication illicites de stupéfiants sont punies de vingt ans de réclusion criminelle (trente ans lorsqu’il s’agit d’une bande organisée) et de 7 500 000 € d’amende.

Pour faire entendre leurs revendications, les Cannabis social clubs Français ont l’intention de se déclarer à la préfecture en février.

Complement : http://cannabis-infos.blogspot.be/2013/01/les-cultivateurs-des-cannabis-social.html
Source : http://www.republicain-lorrain.fr/

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